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Préparation CAPES
(épreuves écrites de Physique)









(Cours/TD, L3/M1, Univ. Paris Diderot)
Présentation
Ce cours prépare aux épreuves écrites du CAPES, mais son ambition est plus générale. Plus qu’à la réussite du concours, il nous semble important de préparer à l’enseignement de la Physique, car tel est bien le but, in fine. Cela implique un niveau de compréhension plus global, plus profond sans doute, mais aussi plus fluide, aussi éloigné du simple savoir-faire technique que peut l’être la musique de la virtuosité instrumentale...
Bien sûr, nous aborderons l’ensemble des domaines de la Physique « au programme » (grrr ! @&#! :-( ), nous en rappellerons les principaux résultats utiles, et nous tâcherons de favoriser une pratique technique suffisante pour résoudre les exercices types de l’épreuve. Mais ce faisant, nous nous efforcerons toujours de mettre en lumière les liens entre les différents sous-domaines, trop souvent appris et enseignés comme disjoints, et d’insister sur l’unité de la Physique, simple reflet, d’ailleurs, de l’unité de la Nature.
En guise d’introduction, voici une mise en garde générale à l’intention des futurs enseignants (et des actuels !) :
Danger 1: le morcellement, la séparation [Ne surtout pas présenter la Physique comme une juxtaposition de branches distinctes : c’est pédagogiquement dévastateur, et le risque le plus grand est de décourager les élèves/étudiants les plus prometteurs, ceux qui sont justement le plus sensibles à la compréhension globale des phénomènes physiques ! L’unité de la Physique est la clé de sa pertinence. C’est parce qu’il s’agit d’une description de la Nature (du monde physique), et non d’une description des divers phénomènes à l’œuvre dans la Nature, que la Physique est intéressante. Et ce sont aussi cette généralité et cette globalité qui favorisent l’apprentissage de la Physique : chaque élément de compréhension fait écho à tous les autres, et c’est par cette résonance harmonique qu’on accède finalement à une certaine familiarité avec la Physique, grâce à laquelle on peut intégrer sans difficulté de nouveaux éléments à l’édifice...]
Danger 2: le dogmatisme [Écueil toujours présent : croire que l’on comprend le monde, ou qu’on le connaît ! On perd 50% des élèves ou des étudiants – là encore, souvent les plus prometteurs – en leur laissant entendre que « c’est comme ça et puis c’est tout » ou que « le Monde est comme ceci et pas comme cela », ou, pire, que la question du sens est étrangère à la physique et qu’il n’y a rien d’autre à faire que déterminer (et retenir) les « formules qui marchent »... Alors voici un antidote : sachez que tout ce qui est au programme du CAPES est faux, tout simplement faux, rigoureusement faux ! La Physique dite classique a été démentie par la Physique elle-même il y a plus d’un siècle ! Pour autant, bien sûr, ce qu’elle nous apprend est extrêmement pertinent dans un cadre somme toute assez vaste, et cet enseignement est riche autant par ses limitations que par ses succès. De manière générale : préférez toujours que ce soit votre interlocuteur qui commette l’erreur du dogmatisme, et non pas vous ! Si vous adhérez à un certain corpus de connaissance, ce n’est pas parce que c’est écrit, ou parce que les aînés l’ont dit, mais parce que cela éclaire votre compréhension du monde de manière globale, que cela « fait sens » au regard de ce que vous constatez ou savez par ailleurs, et que les faits, au sens le plus large s’en trouvent enrichis et y prennent place de manière harmonieuse.]
Danger 3: oublier le but [Le but n’est pas d’enseigner certaines choses en particulier (fussent-elles « au programme » – quelle horrible expression !), mais 1) de faire en sorte que l’élève/étudiant ne soit pas handicapé, dans telle ou telle activité, parce qu’il ne sait pas quelque chose en particulier (par exemple en lui donnant assez d’information pour qu’il sache quel type d’information est disponible par ailleurs, et en lui indiquant où et comment trouver par lui-même les informations qui lui manquent, au moment où elles lui manqueront), et 2) lui donner l’occasion de s’enrichir, c’est-à-dire d’élargir sa perception et sa compréhension des expériences et activités dans lesquelles il se trouve impliqué ou souhaite s’impliquer. Plus qu’apprendre, le but, ou le premier pas, pour chacun, c’est d’« apprendre à apprendre ». Le savoir, les informations techniques ou formelles, tout ce qu’il faut acquérir ou transmettre est disponible dans des livres – dont certains sont très bien faits ! – et, plus généralement, se trouve en libre accès en mille lieux sur Internet. Mais l’information n’est pas la connaissance, et si vous pouvez être utile, ce n’est pas tant en énonçant des vérités sur tel ou tel domaine, ou en délivrant du savoir, qu’en mettant en lumière des liens entre des savoirs épars, en offrant des perspectives enrichissantes, en favorisant la cristallisation du savoir en connaissance. Si le but est bien de familiariser l’élève/l’étudiant avec la Physique, il s’agit véritablement de le faire entrer dans la famille, et non simplement de lui présenter ses différents membres, en lui montrant un arbre généalogique orné de portraits en médaillons !]
Enfin, une recommandation: « Ayez confiance ! » [La Physique donne des outils pour comprendre beaucoup de choses. Vous êtes capables de résoudre bien plus de problèmes que vous ne l’imaginez. On vous a, hélas !, appris a ne vous attaquer qu’à des questions très spécifiques, et remarquablement limitées. Mais si la Physique est intéressante, c’est justement parce qu’elle ouvre des portes et donne accès à des champs de compréhension plus vaste que les questions ayant conduit à les ouvrir... Face à un problème nouveau, ne vous dites pas « je ne sais pas, je n’ai pas vu ça », ou bien « ah oui, mais non, j’ai oublié, je ne sais plus ». Dites-vous au contraire que vous en savez assez, ou que ce qui vous manque se trouve ou se retrouve aisément. Partez de ce que vous savez, formalisez le problème de la façon qui vous semble la plus naturelle, et la réponse viendra d’elle-même, par une simple juxtaposition d’évidences !]
Une question ?
• Formspring
L’outil « formspring » permet de poser des questions au sein d’un réseau social, et de constituer progressivement une base de donnée utile autour de thèmes très variés. J’ai donc ouvert un compte formspring grâce auquel vous pouvez me poser des questions (anonymement ou avec votre identifiant formspring si vous en avez un) et suivre les réponses : http://www.formspring.me/parizot. Mais attention, je n’ai pas réponse à tout ! ;-) Vous pouvez aussi songer à ouvrir votre propre compte...
Poser une question via formsping, c’est aussi simple que... ceci :



